SAITO Morihiro Sensei

L’élève qui fut rebaptisé, par O’Sensei, « Morihiro » signifiant « Gardien ». SAITO Sensei, 9e Dan Aikikai, fut l »élève a qui le fondateur donna à son décès la charge de poursuivre, dans son Aiki-Dojo, situé  à Iwama – Japon-, l’enseignement de  l’Aikido.

200007-saito-portrait

Maître Morihiro SAITO
9eme Dan Aikikai
Héritier des techniques du fondateur de l’Aikido.
Gardien de l’Aiki Jinja et du dojo d’Iwama.
(31 mars 1928 – 13 mai 2002)

Le Maître Morihiro SAITO, 9eme Dan Aikikai est considéré comme le principal disciple de Maître Morihei UESHIBA, fondateur de l’Aikido.

Ayant vécu vingt quatre ans aux côtés et au service du grand Maître, il est celui qui a étudié le plus longtemps sous sa direction et sa destinée fut celle d’être le témoin privilégié de cette période clé de l’élaboration de l’Aïkido à Iwama, le fondateur de l’Aikido n’ayant eu de cesse d’améliorer ses techniques toute sa vie durant.


SAITO Morihiro Sensei – Stage en Italie

Ayant la responsabilité du dojo du fondateur de l’Aikido, je me dois d’enseigner les techniques telles qu’il me les a transmises.Morihiro Saito Sensei (1928 – 2002)

De ce fait, Maître SAITO fut le seul véritable spécialiste des armes de l’Aïkido et sa méthode pour l’apprentissage de celles-ci est devenue la référence dans le monde entier. Sans son travail et son dévouement envers son maître, de nombreuses techniques auraient été irrémédiablement perdues. Sa propre épouse était également au service de l’épouse de Maître UESHIBA.
 

osensei-saitosenseiLe jeune Morihiro Saito partenaire de O-Sensei, fondateur de l’Aikido.

Egalement expert incomparable dans les techniques à mains nues, il mettait l’accent sur la relation existant entre ces deux aspects de la pratique, respectant ainsi le fondement même de l’Aïkido créé par son seul et unique maître, O-Sensei UESHIBA.

Film réalisé à Iwama en 1964
(le fondateur vivait encore à Iwama)

Héritier de l’art authentique de Maître UESHIBA, il en préserva intacts, avec un dévouement et une fidélité exemplaires, l’esprit et les techniques sous l’appellation « Takemusu Aikido » puis « Iwama Ryu« .

A la mort de son maître, c’est Morihiro SAITO Sensei qui eu la charge de son dojo à Iwama ainsi que de l’Aiki Jinja (sanctuaire de l’Aïkido).

Extrait d’une série de films réalisés au
dojo d’Iwama en 1973
avec son fils H. Saito Sensei.

Des milliers de pratiquants ont eu la possibilité d’apprécier l’étendue de ses connaissances lors des stages qu’il dirigait au Japon, aux Etats-Unis, en Australie ou en Europe. Les plus assidus d’entre eux se sont rendus au dojo d’Iwama pour y suivre son enseignement en tant qu’Uchi Deshi (élève interne vivant au dojo). Maître SAITO est également connu pour les livres et les vidéos qu’il a consacrés à l’Aïkido. Ces supports ont été et sont plus que jamais des guides, y compris pour les autres écoles d’Aikido.

Le monde de l’Aikido fut très triste d’apprendre son décès en 2002. Ses plus proches disciples poursuivent aujourd’hui son oeuvre avec beaucoup d’enthousiasme, en particulier son fils et successeur à Iwama, Hitohiro SAITO Sensei ainsi que Daniel TOUTAIN Sensei qui ont tous deux fondé respectivement Iwama Shin Shin Aiki Shurenkai et Iwama Ryu International Academy.

Voici le Maître en action lors d’une démonstration !…

Démonstration réalisée en 1977

12 réflexions au sujet de “SAITO Morihiro Sensei”

  1. Il est triste de voir qu’une grosse partie du travail de Stanley Pranin disparaît ainsi… triste pour la somme de travail documentaire, triste pour l’Histoire, triste pour une Vérité sur le Fondateur et Iwama. Certes, des personnes de notre génération peuvent en parler et encore plus ceux qui ont côtoyé Saito Sensei à Iwama, mais après nous…???

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  2. Dixit Stanley Pranin…

    « Vers la fin des années 50, Saito Sensei était devenu le Shihan dans le système Aikikai, enseignant régulièrement au dojo d’Iwama en l’absence de Maître UESHIBA. Il a même entrepris un enseignement hebdomadaire au Hombu dojo de l’Aikikai de Tokyo en 1961. Hormis le fondateur lui-même, il était alors le seul professeur autorisé à y enseigner l’Aiki-Buki-Waza (cours d’armes). Ses cours étaient très populaires et beaucoup d’étudiants tokyoïtes se réunissaient le dimanche matin pour pratiquer le taijutsu, l’aiki-ken et l’aiki-jo. »

    source: http://www.aikidojournal.com/article?articleID=69&lang=fr

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    • Merci. Saito Sensei effectivement faisant références de moments à autres des cours qu’il avait donnés à l’Aïkikai (et interrompus à la demande de son maître). Hélas, depuis le décès de Stanley Pranin et la reprise du site Aikido Journal il semble que de nombreuses pages concernant l’Aikido d’Iwama comme celle mentionnée dans votre commentaire ne soient plus accessibles. :'(

      (une recherche sur google de l’extrait que vous donnez de donne plus d’autre résultat pertinent que cette seule présente page et votre commentaire).

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      • J’ai pu tout de même retrouver cela… 🙂

        Morihei Ueshiba et Morihiro Saito
        par Stanley Pranin

        From Japanese Wushu Magazine
        Traduction française: Jacques Renaud

        Le processus de la diversification technique a commencé en aikido avant même le décès de son fondateur, Morihei Ueshiba. Parmi les tendances répandues en aikido aujourd’hui il existe l’approche soulignant l’aspect circulaire et le ki, les techniques de no nagare, de Doshu Kisshomaru Ueshiba du Hombu dojo de l’Aikikai, la prétendue école de modèle “dur” du Yoshinkan Aikido de Gozo Shioda Sensei, l’emphase sur le concept du “ki” de Shinshin Toitsu Aikido développée par Koichi Tohei Sensei, le système éclectique de Minoru Mochizuki Sensei du Yoseikan Aikido, et le système d’aikido sportif qui inclut la compétition conçu par Kenji Tomiki Shihan. À ces derniers doit être ajouté le programme d’études technique unifié formulé par Morihiro Saito Shihan, 9ème dan Aikikai. L’approche de Saito Sensei soumet que la corrélation entre le taijutsu et le bukiwaza (l’aiki ken et l’aiki jo) est devenue une norme de fait pour beaucoup de pratiquants d’aikido dans le monde. Ceci est dû en grande partie au succès de ses nombreux livres sur les techniques d’aikido et ses nombreux voyages à l’étranger.

        == Introduction à l’aikido
        Morihiro Saito était un jeune homme maigre et dépressif de 18 ans quand il a rencontré Morihei Ueshiba pour la première fois à Iwama en juillet 1946. C’était peu de temps après la fin de la seconde guerre mondiale et la pratique des arts martiaux avait été interdite par le GHQ. Le fondateur s’était officiellement retiré à Iwama durant plusieurs années, bien qu’en réalité il ait toujours continué sa formation et la méditation intensives dans cet environnement reculé. En effet, durant ces années d’Iwama, pendant et après la deuxième guerre mondiale, Morihei Ueshiba perfectionna l’aikido moderne.

        Parmi la poignée d’uchideshi de ces années difficiles on trouve Kisshomaru Ueshiba, Koichi Tohei et Tadashi Abe. Le jeune Saito a reçu peu d’encouragement au départ et a dû supporter silencieusement une formation intensive et souvent douloureuse. Saito Sensei se rappelle des jours où la pratique en suwariwaza sans fin sur le plancher de bois dur du dojo lui laissait les genoux en sang et infectés. Ces mauvais souvenirs en tant que nouveau venu dans le dojo, il arrive enfin à les surmonter grâce à l’enseignement des innombrables et vigoureuses techniques appréciées par le sempai Koichi Tohei et par Tadashi Abe.

        == Formation auprès du fondateur
        Cependant, petit à petit, sa ténacité a payé et en quelques courtes années Saito Sensei est devenue l’un des soutiens principaux du dojo du fondateur. Il a bénéficier d’avantages de la part des chemins de fer nationaux du Japon afin de passer plus de temps aux côtés de son professeur. En plus des heures qu’il passait dans le dojo, Saito Sensei aidait le fondateur dans tous les moments de sa vie quotidienne dont de nombreuses corvées et du travail à la ferme. Bien que Morihei Ueshiba, son mentor exigeant, ait exigé ce travail, sa récompense était l’occasion unique de suivre la formation du fondateur, et en particulier dans la pratique de l’aiki ken et de l’aiki jo durant environ 15 années. Morihei Ueshiba s’exercerait habituellement aux armes très tôt le matin , lorsque même les étudiants réguliers ne pouvaient pas être présents. Ainsi, ce fut partiellement grâce à son talent inné des arts martiaux, à sapersévérance et partiellement grâce à son programme flexible de travail que Morihiro Saito reçut l’enseignement technique de Morihei Ueshiba.

        Vers la fin des années 50, Saito Sensei était devenu le shihan, centre énergétique, dans le système Aikikai, enseignant régulièrement au dojo d’Iwama en l’absence d’Ueshiba. D’ailleurs, il a commencé à enseigner en 1961, chaque semaine au Hombu dojo de l’Aikikai de Tokyo. Il était le seul professeur, sans compter le fondateur lui-même, autorisé à y enseigner l’Aiki bukiwaza. Ses cours étaient très populaires et beaucoup d’étudiants de Tokyo se réunissaient le dimanche matins pour pratiquer le taijutsu, l’aiki ken et l’aiki jo. Lorsque le fondateur décéda, en avril 1969, Saito Sensei est devenu dojo-cho-cho du dojo d’Iwama et également le gardien de l’Aiki Jinja que Morihei Ueshiba avait construit tout proche.

        == Publication des manuels techniques et voyages à l’étranger.
        C’est la publication en 1973 du premier ouvrage de ce qui allait devenir une collection de cinq volumes de livres techniques japonais/anglais qui a établi la réputation de Saito Sensei en tant que premier technicien parmi les shihan de l’aikido. Ces volumes contiennent des centaines de techniques d’aiki comprenant le taijutsu, l’aiki ken, l’aiki jo et les kaeshiwaza (techniques de contre). Ces manuels techniques présentent un système et une nomenclature exhaustive de classification des techniques de l’aikido. En outre, des films d’enseignement ont été offerts pour compléter les livres et ont été reçus avec enthousiasme.

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